Pendant des décennies, la médecine et la psychiatrie ont catégorisé les orientations homosexuelles comme des troubles psychiques ou des pathologies. Cette étiquette médicale a longtemps servi de justification à des pratiques institutionnelles violentes — telles que les thérapies de conversion ou les internements contraints — tout en entreteneur une stigmatisation sociale profonde.

Une rupture scientifique et médicale historique

Le 17 mai 1990, l’Assemblée mondiale de la Santé de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prend une décision majeure en retirant l’homosexualité de la Classification internationale des maladies (CIM-10).

Cette révision met fin à des décennies de pathologisation institutionnelle :

  • Invalidation des pseudo-thérapies : La fin de la classification médicale comme trouble mental remet en cause la légitimité des approches prétendument « curatives ».
  • Reconnaissance de la diversité humaine : L’orientation sexuelle est reconnue comme une variation naturelle de la sexualité humaine et non comme une anomalie psychologique.
  • Évolution de la déontologie médicale : Ce changement marque un tournant dans l’approche des soins, incitant les professionnels de santé à abandonner les pratiques stigmatisantes au profit d’un accompagnement respectueux des personnes.

L’origine de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT)

Cette avancée est l’aboutissement de décennies de mobilisations menées par des militants, des chercheurs et des professionnels de santé à travers le monde.

En souvenir de cette décision historique du 17 mai 1990, la date du 17 mai est devenue la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT). Elle constitue aujourd’hui un moment fort de rassemblement, de prévention et de revendication pour l’égalité des droits à l’échelle internationale.

Une étape clé pour la dignité et la mémoire queer

Pour l’association Des Racines & des Queers, se souvenir du 17 mai 1990 permet de rappeler que la dépathologisation des identités et des orientations a été une étape fondamentale dans la conquête de la dignité. Étudier cette histoire aide à comprendre l’importance d’un regard éclairé sur les questions de santé et à poursuivre la lutte contre la sérophobie, la transphobie et toutes les formes de stigmatisation.


L’équipe Des Racines & des Queers