Chaque 17 mai, la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie (IDAHOBIT) constitue un temps fort de mobilisation internationale. Célébrée dans plus de 130 pays, cette journée rappelle que le combat pour la sécurité, la dignité et l’égalité des personnes LGBTQIA+ s’appuie sur la mémoire des victoires juridiques et médicales remportées face aux discriminations.

Pourquoi le 17 mai ? Une victoire historique de dépathologisation

Le choix de cette date s’inscrira à jamais dans l’histoire des droits humains et de la médecine :

  • Le 17 mai 1990 : L’Assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) supprime officiellement l’homosexualité de la liste des maladies mentales dans sa Classification internationale des maladies (CIM).
  • La création de l’IDAHOBIT : Conçue au début des années 2000 pour commémorer cette décision décisive, cette journée d’action internationale vise à sensibiliser l’opinion publique, les médias et les institutions politiques à la persistance des violences et préjugés hétéronormatifs.

L’institutionnalisation des LGBTphobies et le poids de la répression

Avant cette avancée scientifique et sociale, les discriminations envers les minorités de genre et de sexualité étaient profondément ancrées dans les textes administratifs, pénaux et médicaux :

  • Répression légale et discrimination : En France, l’héritage de lois pénalisant différemment les relations homosexuelles (notamment les dispositions répressives introduites sous le régime de Vichy et maintenues jusqu’en 1982) a longtemps relégué les personnes LGBTQIA+ à la clandestinité.
  • Violences médicales : La psychiatrisation des identités queer a favorisé le développement de pratiques coercitives visant à « corriger » ou « soigner » les orientations sexuelles et les identités de genre.

Les étapes majeures de la protection juridique en France

Grâce à la mobilisation continue du tissu associatif et des militants, le cadre législatif français s’est progressivement renforcé pour sanctionner les actes et discours haineux :

  • Loi du 30 décembre 2004 : Création de pénalités spécifiques contre les propos homophobes et mise en place de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE).
  • Loi du 31 janvier 2022 : Interdiction stricte et création d’un délit spécifique pour réprimer les « thérapies de conversion », protégeant ainsi l’intégrité physique et psychologique des personnes.

Transmettre la mémoire pour préserver les droits fondamentaux

Pour l’association Des Racines & des Queers, faire vivre la mémoire des luttes contre les LGBTphobies est indispensable. Face aux résurgences des discours de haine, la connaissance du passé reste le meilleur levier pour protéger nos libertés, éduquer les jeunes générations et bâtir une société inclusive.


L’équipe Des Racines & des Queers